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Actus : alerte aux substances nocives dans les produits du quotidien !

L'association de consommateurs UFC Que Choisir lance une grande campagne de sensibilisation sur les nombreuses substances nocives qui sont toujours présentes en grand nombre dans nos produits du quotidien : alimentation, beauté, produits ménagers ou de santé, rien ni personne n'est épargné.

Elle en profite pour faire des demandes concrètes auprès des pouvoirs publics, afin de mieux encadrer leur utilisation et améliorer l'information aux consommateurs. Nous souhaitons donc participer à cette campagne bien entendu, étant un média engagé sur ces thématiques également.

Mais essaierons d'aller plus loin encore car penser que nos dirigeants vont changer d'attitude est purement utopique, les dernières décisions vont d'ailleurs dans le sens inverse. Ce sont bien les consommateurs qui sont les seuls à avoir la puissance de faire bouger les lignes, à travers leurs achats ! Encore faut il savoir différencier les informations fiables du marketing, ce qui n'est pas si simple.

Déroulé de l'article :

 

L'UFC Que Choisir alerte sur les substances nocives au quotidien :

L'association de consommateurs UFC Que Choisir lance #StopAuxSubstancesNocives, une campagne de communication pour alerter sur la présence de nombreuses substances nocives dans nos produits du quotidien. Il y en a partout de l'alimentation aux cosmétiques en passant par les nettoyants ménagers.

Le constat, même si il est plus complexe en réalité, peut se résumer en 3 chiffres :

  • 91% des détergents dégagent une substance cancérigène
  • 20% des produits alimentaires industriels contiennent des substances nocives
  • 15% des cosmétiques contiennent des substances dangereuses

Certes des progrès ont déjà été faits grâce à la mobilisation des consommateurs et des associations de défense, ainsi que d'autres ONG et la situation est moins catastrophique qu'il y a quelques décennies. Que Choisir indique qu'en 2018 il y avait encore 50% des cosmétiques qui étaient mal notées, soit une vraie amélioration pour ce secteur.

Mais quand on regarde un peu plus en détail, il reste des gammes de produits toujours aussi problématiques : à commencer par les teintures dont 67% contiennent des colorants dangereux, 50% des rouges à lèvres contiennent des huiles minérales qui peuvent s'accumuler dans les ganglions lymphatiques, ou encore les crèmes solaires dont 25% peuvent être dangereuses.

D'autant que le secteur de la beauté voit aussi apparaître depuis quelques années pleins de marques qui proposent des gammes de cosmétiques Made in France, plus responsables et artisanales. Alors quelle est dans cette amélioration la part de changement des industriels et celle émanant de l'émergence de nouveaux acteurs ? Difficile de le savoir. 

Ces substances sont de diverses natures, on y retrouve notamment les additifs, des allergènes, des CMR (cancérogène mutagène reprotoxique), des irritants ou encore des perturbateurs endocriniens. Leur accumulation et l'effet cocktail dans notre organisme provoque de nombreuses maladies allant des allergies aux troubles hormonaux, jusqu'à provoquer divers cancers.

L'impact de l'industrie sur l'environnement est également alarmant, l'eau n'est plus potable dans de nombreux endroits déjà et les fermetures de captages pollués s'enchaînent, y compris les sources profondes d'eaux minérales comme le prouve l'affaire Perrier (entre autres). La biodiversité est menacée par les plastiques et PFAS, plus les substances que nous n'avons pas encore repérées.

Un des problèmes que soulève l'UFC Que Choisir, c'est que même si sous la pression et soucieux de leur image de marque certains industriels modifient petit à petit la composition de leurs produits et leurs mauvaises pratiques, les pouvoirs publics dont le rôle est de nous en protéger ne sont pas à la hauteur des enjeux.

Des enjeux de santé, mais aussi environnementaux. Hors comme nous l'expliquons régulièrement, pendant que les multinationales engrangent des milliards de bénéfices et s'enrichissent, ce sont les finances publiques qui tentent de réparer les dégâts tant bien que mal, mais les coûts sont colossaux et mettent en danger notre modèle social !

trop de substances nocives dans les produits du quotidien ©UFC Que Choisir

trop de substances nocives dans les produits du quotidien ©UFC Que Choisir

Les demandes de l'UFC Que Choisir pour mieux les encadrer :

L'association de consommateurs fait un constat alarmant et en profite pour promouvoir au passage son application QuelProduit qui permet de scanner les codes barres en rayon (ou à la maison) pour découvrir ces substances nocives et d'autres informations utiles pour mieux consommer.

Elle profite aussi de cette campagne de communication pour faire trois demandes : la mise en place d'une évaluation réellement indépendante sur la dangerosité de toutes substances nocives. L'actualité démontre que nos dirigeants font au contraire le chemin inverse, essayant de reprendre la main sur l'ANSES pour réautoriser des pesticides dangereux par exemple.

L'UFC Que Choisir demande l'interdiction immédiate des substances les plus dangereuses, là encore face au poids démesuré des lobbys industriels il est malheureusement peu probable que ça change dans les années à venir, l'Europe au contraire fait elle aussi marche arrière sur ses engagements du Green Deal.

Enfin l'association de consommateurs demande une réforme des mentions d'étiquetage afin d'apporter une meilleure information aux consommateurs sur la dangerosité de ces substances nocives. C'est notamment l'obligation d'affichage des scores, qu'ils soient nutritionnels ou environnementaux afin que nous puissions acheter en toute connaissance de causes, mais n'arrivera pas non plus.

Car il est vrai que nos derniers articles sur les habitudes des français en matière de consommation prouvent que si une partie de la population est déjà sensibilisée à ces problématiques, les actes ne suivent pas les intentions à cause d'une information complexe et difficile à démêler.

Pour mieux consommer, il faut en effet apprendre à faire la différence entre informations fiables et techniques marketing. Il faut s'intéresser à quoi correspondent les labels si l'on souhaite privilégier des produits de qualité et Made in France, comprendre les intérêts économiques qui se cachent derrière chaque source d'informations, etc...

C'est un chemin semé d'embûches mais justement la problématique à laquelle nous essayons d'apporter des réponses à travers nos articles alimentation, beauté ou consommation. Car pour bien s'informer, il faut déjà savoir en qui nous pouvons avoir confiance.

s'informer est la clé pour apprendre à mieux consommer ©UFC Que Choisir

s'informer est la clé pour apprendre à mieux consommer ©UFC Que Choisir

Comment peut on mieux consommer et s'informer ?

Nous avons conçu notre site comme une boite à outils avec des centaines d'actualités, d'enquêtes et de décryptages dans lesquels vous pouvez venir piocher pour vous informer sur toutes ces thématiques afin de mieux comprendre les différents aspects.

Car même si certains aiment à penser qu'ils ont la science infuse, on ne peut par exemple pas savoir quelles différences il y a entre le label AB (Agriculture Biologique) et le label HVE (Haute Valeur Environnementale) sans regarder dans le détail quelles sont les obligations qui émanent des labels environnementaux.

Même constat avec les labels du Made in France : le label Origine France Garantie, qui apporte de réelles garanties justement et est contrôlé par une entité indépendante. Il est bien plus exigeant que le label Fabriqué en France inventé par le lobby industriel qui lui reste très vague et sujet à interprétation, sans aucun contrôle préalable à son utilisation.

Ajoutez les labels alimentaires, du commerce équitable, les labels privés, etc... Si on ne prend pas la peine de s'informer, tout se vaut en on pense faire des choix éclairés qui soutiennent l'économie française, l'emploi et notre modèle social alors qu'en fait on se fait berner et nos achats deviennent contre-productifs.

Ajoutez le marketing, le frenchwashing et le greenwashing, des logos et mentions trompeuses, des photos et visuels mensongers et vous obtenez une jungle luxuriante d'informations contradictoires dans laquelle il est bien difficile de s'y retrouver.

La clé est donc de s'informer pour apprendre à décrypter les informations qu'il y a sur les étiquettes, emballages et fiches produits pour les achats en ligne. C'est long et fastidieux mais la seule option, si l'on souhaite mieux consommer et par la même influencer notre avenir, c'est d'apprendre à lire entre les lignes.

C'est d'autant plus difficile que tout internet, dominé par les GAFAM, est entièrement financé par la publicité et l'utilisation de nos données personnelles pour faire du ciblage (et du fric). Quel est l'intérêt de dénoncer les agissements des entreprises qui, avec leurs communications commerciales, sont votre principale source de revenus ?

C'est se tirer une balle dans le pied et il n'y a pas d'autre choix que de renoncer à l'argent facile si l'on souhaite vraiment aider les autres. C'est le travail des associations de consommateurs et de quelques sites comme le nôtre qui refusent d'entrer dans ce cercle vicieux, mais qui du coup n'ont aucune visibilité faute de moyens et car la vérité n'arrange pas grand monde.

À l'heure où les géants de l'industrie détiennent la plupart des médias, tentent d'influer la recherche et font du lobbying intensif à tous les niveaux, trouver des informations fiables devient un parcours du combattant. Alors choisissez soigneusement les sources que vous utilisez pour vous informer, elles existent mais sont souvent cachées.

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