des astuces et conseils pour vous aider à mieux consommer au quotidien !
Nous continuons de vous donner les clés pour décrypter les étiquettes et emballages des produits de grande consommation. Dans cet article, nous faisons un zoom sur les étiquettes dans le domaine de la mode, celles que l'on trouve sur tous les vêtements car de nombreuses informations y sont disponibles, à condition de savoir les lire.
Certaines ne sont pas obligatoires d'ailleurs, mais sont pourtant d'une grande importance pour bien choisir ses fringues. Alors pour apprendre à s'y retrouver nous allons voir les différentes informations que vous trouverez sur l'étiquette des vêtements, et vous expliquer à quoi elles correspondent.
Déroulé de l'article :
Comme toujours nous allons d'abord voir ce que prévoit la loi, puisque nos politiques ce sont penchés sur le sujet et ont au fil des décennies imposé plusieurs mentions obligatoires. Pourtant et si de manière plus générale la France est connue pour souvent avoir des réglementations parmi les plus strictes dans divers domaines, dans ce cas précis il n'en est rien.
En effet, nous avons été surpris de voir que seule une partie des informations que l'on retrouve pourtant sur la très grande majorité des vêtements vendus en France étaient obligatoires. Nous allons voir qu'il est d'ailleurs étonnant que certaines informations qui nous semblent primordiales ne soient pas soumises à une obligation d'affichage, comme la taille des vêtements par exemple.
Ce n'est d'ailleurs pas spécifique à notre pays puisque la norme dans ce domaine est établie par une réglementation européenne entrée en vigueur depuis 2011. Il y a néanmoins deux lois françaises relatives à l'économie circulaire (loi AGEC) qui ont modifié certaines obligations d'affichage ces dernières années.
Mais ne rentrons pas dans des explications trop complexes à base de textes de lois indigestes, partons plutôt à la découverte des 8 informations que vous trouverez sur l'étiquette d'un vêtement : 4 sont obligatoires et 4 sont facultatives.
👉 Source : règlement européen du 27/09/2011
La composition
Le prix
L'état
L'origine (depuis 2023)
Nous n'allons pas tout détailler car tout le monde sait ce qu'est le prix mais deux éléments quand même à préciser : l'état c'est tout simplement de savoir si le produit est vendu « neuf » ou de « seconde main », pourtant je n'ai jamais vu la mention « neuf » apposée sur un vêtement.
La loi précise que les vêtements d'occasion doivent être signalés comme tel par un écriteau lors de la vente. Ce ne sont donc pas vraiment 4 mentions qui sont obligatoires, d'autant que celle du prix semble aller de soi également.
Il ne reste donc guerre que celle de la composition qui nous donne de réelles indications sur la qualité du vêtement et permet de différencier les fibres naturelles (lin, coton, etc...) des fibres synthétiques (élasthanne, nylon, etc...) et leurs proportions donc aussi le confort auquel on peut s'attendre.
Bonne nouvelle, l'origine qui était une mention non obligatoire l'est devenue depuis 2023. Enfin uniquement pour les entreprises qui réalisent plus de 50 millions d'euros de chiffre d'affaire et/ou mettent en vente plus de 25.000 pièces par an.
Cette nouvelle obligation qui concerne les fabricants et distributeurs impose l'affichage de l'origine géographique des 3 étapes de fabrication : le tissage, la teinture (et les impressions) ainsi que la confection. Il n'est par contre toujours pas obligatoire d'indiquer de quelle origine sont les fibres utilisées, ce qui permet notamment aux marques de vêtements Made in France de ne pas indiquer que le coton utilisé est cultivé en Egypte ou en Chine.
La taille
L'entretien
L'origine (depuis 2023)
L'impact environnemental (fin 2025)
Ce sont donc les mentions non obligatoires qui vont nous apporter le plus d'informations, car non vous ne rêvez pas, indiquer la taille du vêtement n'est pas obligatoire selon la loi française. Heureusement les étiquettes sont normalisées au niveau mondial et dans ce domaine d'autres pays doivent être plus regardants que la France, on trouve donc en général la plupart des mentions courantes sur les étiquettes.
Les informations sur l'entretien ne sont pas encore obligatoires non plus et pourtant d'une importance primordiale, il y a d'ailleurs un comité national qui perçoit une redevance car les logos d'entretien sont des marques déposées.
Les fabricants payent une redevance pour pouvoir apposer sur leurs vêtements un étiquetage d'entretien du linge qui n'est pas obligatoire. Si la taille d'un vêtement et les indications pour l'entretenir ne sont pas obligatoires, ce sont pourtant des informations d'une importance primordiale pour les consommateurs.
Ce sont aussi les plus complexes à comprendre, car nous allons voir dans la suite de notre article que non seulement les tailles ne sont pas uniformisées au niveau mondial, mais aussi que les logos d'entretien sont bien plus complexes qu'on ne le pense.
L'indication de l'origine n'est devenue obligatoire qu'en 2023, mais l'est uniquement pour les grandes séries pour l'instant (comme expliqué un peu plus haut). Elle ne l'est pas encore pour tout le monde, raison pour laquelle elle est listée comme obligatoire et non obligatoire en même temps.
Depuis 2025, il existe une étiquette environnementale qui peut également être ajoutée, standardisée elle permet de comparer l'impact environnemental des vêtements. Mais bien entendu, son affichage est basé sur le volontariat. Nous lui avons consacré un article, n'hésitez pas à le consulter pour plus d'informations.
👉 Source : ministère de l'économie
Revenons tout de suite sur cette fameuse étiquette d'entretien des vêtements, au combien importante pour les laver et donc leur assurer une belle longévité, c'est un affichage non obligatoire en France mais payant !
C'est le COFREET (Comité Français de l’Étiquetage pour l'Entretien Textile) qui se charge de sa promotion et de sa protection, ainsi que d'informer le public. Les fabricants qui veulent apposer sur leurs étiquettes les symboles d'entretien, qui font l'objet d'une marque déposée, doivent s'acquitter d'une licence auprès de ce comité national
Comme ce serait trop long de détailler les symboles un par un (et car ils sont protégés donc n'avons pas le droit de les afficher), le mieux est d'aller faire un tour sur leur site d'informations : lavermonlinge. Si nous trouvons la pratique dans son ensemble assez étonnante, il faut avouer que leur site est bien conçu et donne tous les détails pour apprendre à lire les symboles des étiquettes d'entretien.
Car ils sont bien plus complexes que l'on pourrait le croire de premier abord, l'étiquette d'entretien est composée de 5 symboles mais chacun de ces 5 logos a plusieurs déclinaisons. Ce ne sont donc au total pas 5 symboles que l'on va trouver sur une étiquette, car avec les déclinaisons il y a un total de 42 symboles différents !
On retrouve notre bon vieil adage français : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué. Il faut donc avoir un BAC+2 pour pouvoir lire cette étiquette d'entretien non obligatoire mais soumise à une redevance, on frôle le ridicule.
Les conseils à suivre pour lire l'étiquette des vêtements © Consomag
La solution du COOFRET pour savoir comment entretenir son linge de maison et ses vêtements prend la forme d'une application smartphone, elle permet de trouver les informations sur leur entretien. Il faut pour chaque vêtement indiquer quelles déclinaisons de chaque logo est apposée pour avoir ensuite les conseils d'entretien et de lavage précis, ou apprendre à distinguer les 42 logos.
D'autant que l'entretien est corrélé à la composition du vêtement (laine, nylon, élasthanne, cachemire, etc...) qui est elle une mention obligatoire. C'est même à notre avis la seule vraiment intéressante parmi celles qui sont imposées pour informer les consommateurs (avec le prix bien entendu).
L'origine est également un élément primordial si vous vous souciez un tant soit peu de l'environnement et des droits de l'homme. Car on sait que certains pays de production sont loin d'être exemplaires et que la mode est une des industries les plus polluantes. Dans ce domaine, la nouvelle étiquette environnementale apporte une information harmonisée bienvenue, dommage qu'elle soit facultative.
Il ne vous reste donc plus qu'à faire la synthèse de toutes ces indications pour faire votre choix, même si ce n'est pas toujours évident entre une étiquette d'entretien aux 42 déclinaisons et des tailles non uniformisées d'un pays à l'autre.
Pour résumer donc, pour nous les 4 informations que vous devriez regarder en priorité sont : le prix et la taille bien entendu, mais aussi l'origine et la composition pour éviter de soutenir une industrie polluante et qui ne respecte pas les droits de l'homme ni son environnement.
Mais un des éléments les plus important peut-être, et pourtant facultatif également, c'est la taille. Car si le vêtement ne vous va pas ma foi, il y a quand même peu de chances que vous le conserviez.
Il est vrai qu'en magasin on va l'essayer donc ce n'est pas un soucis majeur, mais avec les nouveaux modes de consommation qui passent massivement par l'achat en ligne, la taille devient un élément important à indiquer.
Nous ne comprenons pas qu'elle ne soit pas déjà obligatoire à vrai dire, d'autant plus qu'elle est assez trompeuse car une des rares mesures non uniformisée au niveau mondial. Chaque continent (voir pays) utilise un système de tailles différent, et il n'est pas rare de devoir se reporter à un guide des tailles pour voir les correspondances en fonction de l'affichage.
Heureusement, la majorité des sites de vente en ligne qui proposent des vêtements mettent un tableau à disposition pour voir les correspondances en tailles européennes. Sinon vous avez un site assez bien conçu que vous pouvez consulter : Guide Des Tailles.
Voilà, vous savez tout désormais, libre à vous d'utiliser ces informations lors de vos prochaines sessions shopping, en fonction de l'importance qu'elles ont à vos yeux. Et comme toujours, le prix joue son rôle d'arbitre à la fin.
NDLR : première parution en 2021, mis à jour en 2026