des astuces et conseils pour vous aider à mieux consommer au quotidien !
Les fruits et légumes vendus en supermarché sont souvent traités avec des pesticides, parfois très onéreux mais aussi en grande partie importés de l'autre bout du monde. Alors il serait dommage de se laisser enfermer dans un mode de consommation unique si l'on souhaite mieux se nourrir au quotidien, car il existe des alternatives.
Dans cet article nous nous intéressons aux végétaux comestibles qui poussent de manière sauvage dans la nature, que nous avons oubliés pour aller au plus simple, le supermarché. Alors en ces temps de changement climatique, de problèmes de pouvoir d'achat et où nous voyons la malbouffe progresser, il est peut-être temps de s'y intéresser à nouveau.
Déroulé de l'article :
Nos modes de consommation ont évolués ces dernières décennies, vers la facilité pour les uns et le productivisme pour les autres. Nous commençons à en payer le prix, entre pollutions en hausse et pouvoir d'achat en baisse. Chaque année à cette époque, les rappels de fraises ou de melons contaminés aux pesticides se succèdent et rares sont les fruits et légumes à être épargnés.
Alors pour éviter de tout miser sur la grande distribution, essayons de sortir du cadre et de revenir à plus de simplicité. Un retour à la nature qui pourrait s'avérer bénéfique, puisqu'il y a des dizaines de plantes comestibles qui poussent un peu partout sans notre intervention ni produits chimiques.
Les reconnaître et les cueillir pourrait donc s'avérer être bénéfique, pour notre santé comme notre porte-monnaie. Mais c'est un sujet particulièrement complexe à appréhender, car si certaines plantes sont comestibles d'autres au contraire sont dangereuses pour la santé. Certaines sont en partie comestible, par exemple les fleurs peuvent l'être mais pas les feuilles (ou inversement).
Ce sont parfois des plantes qui poussent dans votre jardin et que l'on a tendance à vouloir éliminer car considérées comme de « mauvaises herbes », alors qu'elles sont au contraire comestibles et parfois même savoureuses. La nature est riche et il existe pleins de plantes comestibles qui poussent un peu partout, dans les champs comme dans les bois.
Alors pourquoi, plutôt que d'acheter des fruits et légumes cultivés sous serre avec de l'engrais et des pesticides, ne pas compléter son alimentation avec des végétaux sauvages et gratuits ? Pour ne pas faire n'importe quoi, il y a par contre pas mal de choses à connaitre. Nous allons donc essayer de vous les expliquer pour découvrir cet univers et comprendre comment se lancer dans la cueillette de plantes sauvages comestibles.
Citons en quelques unes : le lierre terrestre, la mauve sylvestre, le lamier, le plantain, l'aubépine, la bardane, l'ail des ours, le silène, les orties, la berce commune, le pissenlit, le maceron, les coquelicots, les violettes, le sureau noir, le trèfle, le chardon, les asperges sauvages, les pâquerettes, etc...
On pourrait aussi y ajouter les champignons, les fruits à coque ou encore les nombreux fruits rouges sauvages mais dans cet article nous nous concentrons uniquement sur les plantes oubliées, et il y a déjà pas mal de choses à en dire. Il existe sur internet pleins de sites qui listent les plantes et fleurs sauvages comestibles, un point de départ intéressant.
Mais dans ce domaine il faut faire attention, car il y a des plantes qui se ressemblent parfois et les erreurs de cueillette peuvent être dangereuses pour la santé, comme pour les champignons il faut prendre certaines précautions. Passons aux recommandations pour débuter et à la réglementation, car on ne peut pas se servir partout et tout le temps comme bon nous semble bien entendu.
👉 à lire : l'alternative de la cueillette libre à la ferme
Alors la cueillette n'est pas un droit mais une tolérance, selon la législation française les plantes qui poussent sur un terrain sont la propriété de son détenteur, qu'il soit privé ou du domaine public. Si il est recommandé de demander l'autorisation du propriétaire, dans les faits la plupart des textes évoquent une tolérance pour les particuliers si la cueillette n'a pas de caractère commercial.
Il est considéré que les collectes de moins de 1 kilo (ou 10 litres) et sans utilisation d'outils spécifiques ne posent pas de problèmes majeurs, au delà vous vous exposez à une amende. Certaines espèces sont protégées et il est par contre interdit de les prélever, d'autres peuvent faire l'objet de décrets préfectoraux ponctuels.
L'idée est de se créer son propre répertoire des végétaux comestibles, que vous allez remplir au fur et à mesure de vos cueillettes. Vous pourrez y noter les lieux où vous avez trouvé la plante, la saison de récolte et toutes les autres informations que vous jugerez utiles pour les années suivantes.
Bien entendu, en cas de doute mieux vaudra s'abstenir et avant de se faire une grosse ventrée d'une nouvelle plante que vous ne connaissez pas encore parfaitement, mieux vaudra vous renseigner et si besoin faire des essais avec de toutes petites quantités.
Vous n'allez pas acquérir toutes ces connaissances en quelques heures, à moins de participer à un atelier pour vous aider à débuter, ce qui nous semble d'ailleurs une bonne idée et nous y reviendrons en dernière partie d'article.
Il faut également privilégier les espaces protégés pour prélever des plantes dans la nature. Nous avons des coquelicots devant nos locaux par exemple, mais au bord d'une route très fréquentée il ne nous viendrait pas à l'idée de les consommer, car les pauvres respirent des gaz d'échappement à longueur de journées.
Le plus simple, c'est de commencer par les végétaux qui poussent dans votre jardin ou sur votre terrain, si vous avez la chance d'en avoir un. Ensuite, on va justement essayer d'éviter le bord des routes et des champs agricoles pour éviter les pesticides et autres pollutions du fait des activités humaines.
Il y a également des saisons à connaître et la plupart des plantes comestibles vont se récolter du printemps à l'automne, selon les variétés à l'époque de floraison (ou avant pour certaines espèces). C'est un des aspects à bien appréhender, plante par plante et qui demande de se former.
👉 plus d'infos : guide des bonnes pratiques AFC
Livre "Plantes sauvages comestibles : les reconnaitre, les cuisiner" de François Couplan © éditions Larousse
Si vous lisez encore cet article, comme nous vous devez avoir envie de renouer avec la nature et de profiter des plantes comestibles qu'elle nous offre et que nous pouvons cueillir gratuitement. Mais cela demande d'acquérir de nouvelles compétences que nous n'avons pas, pour gagner du temps vous pouvez participer à un atelier de cueillette dans votre région.
Wecandoo en propose dans certaines régions (Bretagne, Centre, Île de France, etc...) et si vous n'en avez pas à proximité, faites une recherche sur internet pour en trouver un. Certains ateliers permettent également d'apprendre à les cuisiner, ce n'est pas donné (entre 40€ et 100€) mais permet d'acquérir les bases rapidement.
Car découvrir les plantes sur le terrain avec l'aide de personnes expérimentées est bien plus instructif que d'essayer de les repérer avec des photos récupérées sur internet. Vous pouvez aussi consulter les vidéos de la chaîne plantes sauvages comestibles sur Youtube, du moins celles en accès libre car leur site sert surtout à vendre une formation en ligne particulièrement onéreuse (près de 800€) et un bouquin.
Si justement vous voulez vous offrir un livre sur cette thématique, nous vous conseillons de consulter les livres de l'ethnobotaniste François Couplan qui sont en vente sur Amazon et vous aideront à apprendre l'art de la cueillette des plantes sauvages.
Un gain de temps bienvenu mais qui n'est pas un passage obligé, dans tous les cas ce sera ensuite un apprentissage au long cours et à compléter au fil des saisons. Il n'en reste pas moins que pour celles et ceux qui s'en donneront la peine, la nature permet une meilleure alimentation et un gain de pouvoir d'achat bienvenu.
Car outre les plantes sauvages vous avez aussi des champignons sur le même principe bien entendu, ajoutons aussi le glanage qui permet de récolter des fruits et légumes traditionnels gratuitement. Nous vous avions présenté la carte du glanage Falling Fruit qui permet de trouver les arbres fruitiers et autres spots de ramassage un peu partout en France : pommiers, noyers, pruniers, etc...
Autant de produits alimentaires qui sont bons pour la santé et que vous n'aurez pas besoin d'acheter, mais aussi une bonne raison d'aller se faire une ballade dans la nature. Voilà donc pour ces quelques explications, mais nous ne sommes pas spécialistes de ces cueillettes et c'est à vous maintenant de faire vos propres recherches avant de vous lancer !
NDLR : première parution en 2024, mis à jour en 2026