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Actus : c'est la Journée Mondiale du Recyclage 2026

Le 18 mars, c'est officiellement la Journée Mondiale du Recyclage, alors faisons le point sur les différents dispositifs mis en place pour aider les consommateurs à faire recycler ou revaloriser leurs différents types de déchets : alimentaires, emballages, appareils électroniques, outils usagés, piles et batteries, etc...

Il existe en effet de nombreuses filières pour traiter les différents types de déchets avec pour chacun leurs points de collecte, qu'il n'est pas toujours évident de connaître. Mais aussi diverses options qui s'offrent à nous en fonction de l'état de nos objets : réparer, donner, recycler, racheter et dans ce dernier cas on achète neuf, d'occasion ou mieux vaut il louer ?

Déroulé de l'article :

 

Journée Mondiale du Recyclage : un constat partagé, et pas brillant

Si il y a quelques jours, absolument rien n'avait été mis en place pour la Journée des droits des consommateurs, qui ont semble t-il peu d'intérêt pour celles et ceux qui nous dirigent et préfèreraient que nous restions dans l'ignorance, c'est un peu mieux pour celle du recyclage.

Le 18 mars, c'est la Journée Mondiale du Recyclage et l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (plus connue sous le nom d'ADEME) a pris la peine cette fois de mettre en place un petit quelque chose. Même si nous pouvons regretter que cette page censée « célébrer » cette journée ne fait que évoquer la culpabilité des citoyens français alors que - comme nous le verrons par la suite - les fautes sont partagées, elle a au moins le mérite d'exister.

C'est l'occasion de faire le constat qui n'est pas brillant puisque 70% des déchets mis à la poubelle pourraient être soit recyclés, soit revalorisés. Mais avant d'évoquer les culpabilités, évoquons déjà les filières de recyclage et leur financement, car il en existe une multitude.

C'est également l'occasion de rappeler que des sites ont été mis en ligne pour vous aider à vous informer et comprendre quoi faire de vos appareils ou produits défectueux, mais aussi à réfléchir à l'impact de nos achats. Bien entendu, quand on voit le succès de sites de vente en ligne comme Shein ou Temu, on mesure le travail d'éducation qu'il reste à faire.

C'est d'autant plus dommage que nous qui payons pour tout ça, à travers les éco-contributions sur nos achats mais aussi les filières REP (responsabilité élargie du producteur). Car si la communication officielle aime laisser croire que le financement des filières de recyclage incombe aux entreprises, en vérité ce coût est lui aussi payé par les consommateurs à travers leurs achats.

Il existe 19 filières REP en France qui sont chargées de collecter, recycler et revaloriser les différents types de déchets ayant des caractéristiques spécifiques. Tout le monde connaît les points de collecte pour les textiles, qui sont à l'agonie justement à cause de ces mêmes vêtements de la fast-fashion qui inondent le marché.

Une des plus connues est sans doute celle dite des « EEE » (équipements électriques et électroniques) qui recycle les appareils d'électroménager, électroniques et multimédia. Mais il en existe pleins d'autres, nous vous avons d'ailleurs récemment présenté une autre filière, celle du recyclage des outils et du jardinage.

Alors justement, essayons de voir dans la suite de cet article quels sites permettent de s'informer pour rapporter ses déchets en tous genres, puisqu'il existe des points de collecte un peu partout pour les différents types de produits usagés.

70% des déchets jetés pourraient être revalorisés © ADEME

70% des déchets jetés pourraient être revalorisés © ADEME

S'informer sur les filières et trouver les points de collecte

Comme évoqué, il existe 19 filières REP en France qui gèrent la collecte et la revalorisation de différents types de déchets : les pneumatiques, les médicaments, l'ameublement, les jouets, les batteries, les déchets du bâtiment, les articles de sport, etc... C'est bien, mais ne nous dit pas où nous devons rapporter nos produits usagés.

Car il existe de nombreux points de collecte, vous devez en connaître déjà plusieurs, à commencer par les déchetteries qui sont elles gérées par les communes ou communautés de communes. Elles permettent de déposer ses cartons d'emballages, ses déchets verts, ses meubles et certains autres déchets.

Nous avons dans nos villes également des points de collecte pour le verre et/ou les papiers, plus nous les avons évoqués, les points de collecte de la filière textile. À domicile (enfin de moins en moins), la poubelle jaune permet de mettre au recyclage tout ce qui est emballages alimentaires.

Dans les supermarchés généralement, on va trouver d'autres points de collecte qui concernent des filières spécifiques, notamment celle des batteries (piles usagées) mais aussi les ampoules et néons. Dans les enseignes spécialisées, il est possible de rapporter ses appareils électroniques et d'électroménager, mais aussi ses outils et le matériel de jardinage ou bien encore ses articles de sport.

Il en existe deux sortes : la reprise 1-pour-1 dans les magasins de petite taille, qui ont l'obligation de reprendre le produit usagé quand vous leurs achetez un produit neuf. Mais aussi la reprise dite 1-pour-0 qui permet de rapporter ses appareils défectueux dans les enseignes spécialisées de plus de 400 m² (sans obligation d'achat).

C'est assez simple, les enseignes qui vendent de l'électroménager ont aussi l'obligation de collecter les appareils électroménager, les enseignes de bricolage ont l'obligation de reprendre les outils usagés, etc... Le principe est d'ailleurs également valable pour la vente en ligne : Amazon, Cdiscount et compagnie ont l'obligation de reprendre votre appareil usagé si vous achetez sur leurs sites.

  • Tous les liens utiles à connaitre :

Nous avions d'ailleurs consacré un article à cette obligation dans un article dédié au e-commerce avec des liens vers leurs pages qui expliquent comment faire reprendre ses appareils et produits usagés, du moins sur les principaux sites de vente en ligne.

Pour nous aider à nous y retrouver et parce que parfois il est possible de réparer ou réemployer plutôt que de recycler, il existe un site que nous vous avions déjà présenté également qui permet de trouver toutes ces informations : « que faire de mes déchets » géré par l'ADEME.

Il suffit de rentrer le type de produit concerné, une carte avec tous les points de collecte vous indique où et comment vous pouvez les rapporter. Vous trouverez aussi des conseils sur les différentes solutions disponibles, en fonction de leur état : réparer en bénéficiant du Bonus Réparation, donner ou recycler.

Pour aller plus loin, l'ADEME a également mis en ligne le site « épargnons nos ressources » qui permet de découvrir les différentes options : achat de produits de seconde main, location, réparation, comment faire un achat neuf plus durable, etc... Et bien entendu, vous trouverez pleins d'informations et de conseils utiles sur notre site !

le site "que faire de mes déchets" vous informe sur toutes les options disponibles © ADEME

le site "que faire de mes déchets" vous informe sur toutes les options disponibles © ADEME

Tout est-il la faute des consommateurs et citoyens ?

Si l'on regarde froidement les chiffres, on pourrait penser que la faute incombe uniquement aux consommateurs, coupables de ne pas bien trier leurs déchets. Il est vrai que beaucoup ne font pas l'effort, mais en vérité nous sommes tous coupables, du particulier aux dirigeants en tous genres.

Composition de la poubelle des ménages en France :

  • 32% de biodéchets sont à déposer en composteurs collectifs, individuels ou en point d’apport volontaire.

  • 27% de papiers et emballages sont à jeter dans la poubelle jaune.

  • 5% de verre sont à déposer dans les poubelles de tri de verre ou en point d’apport.

  • 6% d’autres déchets communs ou des déchets dangereux sont à déposer en déchèterie.

Soit tout de même un total de 70% des déchets qui sont jetés dans la mauvaise poubelle et ne sont pas recyclés ou revalorisés. Néanmoins et même si les consommateurs restent souvent coupables, par fainéantise ou "jemenfoutisme", tout le monde devrait balayer devant sa porte avant de donner des leçons.

Combien d'articles sur les points de collectes de déchets dans les villes qui ne veulent plus faire une collecte au porte à porte ont été écrits pour dénoncer ce système qui ne fonctionne pas ? Des milliers sans doute. Combien de collectivités n'ont pas encore mis en place des composteurs publics pour les biodéchets ? Des milliers sans doute, alors que c'est obligatoire depuis janvier 2024 !

C'est justement le cas dans ma petite ville de 6.500 habitants, alors j'ai un composteur bokashi d'environ 20 litres pour composter les déchets organiques, mais enfin en deux ou trois semaines il est plein et comme je n'ai que quelques pots sous la véranda et sur la terrasse pour cultiver des fruits et légumes, je n'ai pas la place ni besoin de faire une demi tonne de compost chaque année.

Résultat et même si ça ne me plaît pas, quand mon composteur est plein, les biodéchets qui pourraient être réutilisés et valorisés par la collectivité terminent leur course dans la poubelle, donc enfouis ou incinérés. Pas parce que je n'en ai rien à faire, mais car aucune solution n'est mise à notre disposition par les pouvoirs publics qui en ont pourtant l'obligation.

Nos dirigeants politiques, principaux responsables des orientations que nous prenons collectivement, font ils tout leur possible ? Ou continuent ils à soutenir massivement les industries polluantes (chimie, plastiques, pesticides, etc...) à travers leurs arbitrages ? Nous le savons tous, car entre la jolie communication ministérielle et la réalité des décrets publiés, il y a souvent un gouffre.

Ils participent de concert avec les entreprises les plus polluantes à ne pas changer trop vite, l'économie et les intérêts privés priment toujours largement sur la santé et l'environnement. La fable du recyclage des plastiques afin d'éviter le développement de solutions alternatives (consignes, vente en vrac, etc...) refait surface à chaque édition de la COP où se réunissent nos dirigeants et des milliers de lobbyistes des pires multinationales du monde.

Bien souvent, soit les lois ne sont pas respectées et aucune sanction ne vient contraindre les contrevenants, soit des décrets viennent vider les lois de leur substance dans un second temps (en toute discrétion) : interdiction des emballages plastiques pour les fruits et légumes, couverts à usage unique, etc... Toutes ont fait l'objet d'arbitrages soit pour mettre en place des exceptions par dizaines, soit pour retarder leur mise en place (voir même les deux).

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