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Conso : le label QualiRépar, une usine à gaz bien de chez nous

Nous suivons depuis quelques mois l'arrivée du label QualiRépar, un dispositif d'aide à la réparation des appareils électroniques pour les particuliers. Il devait être lancé courant 2022 alors nous avons voulu écrire un article, pour en informer nos lecteurs et les consommateurs.

En effet, une aide financière pour faire réparer ses appareils plutôt que d'en racheter des neufs, c'est une excellente idée qui mérite à être connue. Sauf que nous sommes en France et que comme souvent, sa mise en place est bien compliquée et a été retardée.

 

Le label QualiRépar : une belle idée, rendue bien compliquée

Notre premier réflexe après avoir pris connaissance de ce dispositif, a été de chercher à savoir comment en bénéficier en tant que consommateurs, pour partager le bon plan avec nos lecteurs.

Mais depuis le printemps que nous suivons son évolution, il n'est toujours pas opérationnel. Donc au lieu de vous dire comment vous pouvez faire réparer vos produits à moindre frais, nous allons essayer déjà de voir ce que c'est et pourquoi ça coince.

Le label QualiRépar permet aux consommateurs de trouver des réparateurs agréés, qui grâce à un fond vous font bénéficier d'une réduction sur le coût des réparations des objets électroniques. Ce fond est abondé par les entreprises qui fabriquent les appareils concernés, que nous évoquerons juste après.

label-qualirepar
le logo du label QualiRépar

Alors précisons que tous les produits ne sont pas éligibles déjà, cette aide financière est valable uniquement pour les appareils qui ne sont plus sous garantie fabricant (de 2 ans en général) et qui arborent un indice de réparabilité que nous avions déjà évoqué dans un article début 2021.

Il aurait donc dû concerner cette année les lave-linge, les téléviseurs, les smartphones et les ordinateurs portables ainsi que les tondeuses à gazon. Sont censés être également concernés à partir du 04 novembre 2022 les lave-vaisselle, les nettoyeurs haute pression et les aspirateurs (filaires, sans fil et robots). Un indice d'ailleurs assez mal fagoté lui aussi et qui a déjà du être revu, mais ce n'est pas le sujet.

Ce dispositif a été décidé dans le cadre de la loi AGEC : loi anti-gaspillage pour une économie circulaire, qui faisait suite à la convention citoyenne pour le climat. Dont la majorité des mesures ont été abandonnées ou réduites à peau de chagrin rappelons le, et nous verrons que ce n'est pas beaucoup mieux pour ce (futur) label.

La gestion du fond et du label ont été confiés à deux organismes : Ecosystem et Ecologic. Ce sont les organismes à but non lucratif agréés par l'état qui s'occupent des filières de récupération et du recyclage des appareils ou déchets électroniques et électriques.

L'INC vient de mettre en ligne une vidéo pour expliquer le fonctionnement du label QualiRépar, mais sans aborder le sujet qui fâche à savoir le montant de l'aide qui devait être de 20% puis a été revu à la baisse à seulement 10%, ni évoquer son lancement alors qu'il devrait déjà être opérationnel. Du coup ce n'est pas très utile, même si ça le sera peut-être l'an prochain.

le fonds de réparation : qu'est ce que c'est ? (crédit vidéo : Consomag)

Vous voulez en savoir plus, ce n'est pas gagné :

On a donc un site dédié, un joli logo pour ce nouveau label, quelques articles de ci de là pour recruter et labelliser des réparateurs, et puis c'est à peu près tout. Pas un mot pour les consommateurs qu'ils sont censés aider, pas une nouvelle sur la future mise en place et aucune communication pour le faire connaître.

Nous sommes pourtant désormais en novembre 2022, le fond aurait dû être abondé de 22 millions d'euros par les fabricants mais impossible de trouver un réparateur agréé. Nous avons trouvé la liste des produits concernés sur le site d'Ecologic, avec tout de même une bonne nouvelle puisque d'autres produits que ceux bénéficiant d'un indice de réparabilité sont concernés (voir tableau ci-dessous).

On sait également que le réparateur agréé vous fera bénéficier d'une réduction et qu'il s'occupera ensuite des démarches pour se faire rembourser le montant, mais quel montant ? Nous avons trouvé une fiche publiée en juillet sur le site du label avec les aides qui étaient prévues pour cette année et les suivantes, mais qui ne semble déjà plus à jour.

Les montants sont donc susceptibles de changer, car comme évoqué l'aide devait au départ être de 20% du coût de la réparation. Les derniers articles indiquent que ce taux a été divisé par deux sur demande du ministère de la transition écologique, il ne serait donc plus que de 10%. Autrement dit si vous en avez pour 120€ de réparation vous aurez une super réduction de 12€, de quoi vous inciter à le faire réparer plutôt que d'acheter un appareil neuf ?

Mais nous ne sommes même pas certains que ce soit bien 10% au final, car l'INC indique elle que le montant de l'aide est encore en discussion. L'association CLCV qui est en charge d'un observatoire du dispositif indique elle dans son dernier article que ce serait un forfait et que la liste des réparateurs agréés devrait être disponible début 2023.

https://www.label-qualirepar.fr/wp-content/uploads/2022/07/soutiens-financiers-fonds-reparation.pdf

https://www.label-qualirepar.fr/wp-content/uploads/2022/07/soutiens-financiers-fonds-reparation.pdf

Avis et conclusion :

Cette aide et ce label étaient donc une belle idée, pas encore mise en place mais déjà sabrée puisque l'on est passé de 20% du coût de la réparation pris en charge à seulement 10%. Mais ce sera peut-être un forfait allez savoir, une aide qui reste donc à confirmer alors que le dispositif devrait déjà être opérationnel.

Le risque étant que l'aide ne soit pas assez incitative et ne soit pas suffisante pour que les consommateurs prennent l'habitude de faire réparer leurs appareils électroniques, plutôt que d'en racheter un neuf.

De plus il semble d'après les tableaux que nous avons pu consulter, qui semblent confirmer l'option d'un forfait mais sur la base de 20% et risquent donc d'être revus à la baisse, que si la réparation n'est pas assez onéreuse vous n'aurez pas d'aide. On ne peut donc pas exclure le risque également de voir des réparateurs gonfler certains devis pour bénéficier du remboursement.

Nous avons également découvert que la labellisation était confiée à des organismes indépendants, les réparateurs doivent payer plusieurs centaines d'euros pour obtenir le label. Mais ils doivent aussi s'occuper des démarches après chaque réparation pour être remboursés des réductions appliquées qu'ils doivent avancer, là encore pas sûr que ça se bouscule au portillon.

Ce dispositif qui devait être opérationnel en 2022, mais qui a pris du retard pour des raisons évidentes devrait donc à priori être lancé début 2023, sans qu'aucune information ne soit disponible nul part pour le grand public. On comprend mieux pour quelles raisons la vidéo de l'INC utilise le conditionnel et reste très vague sans donner de détails.

Espérons tout de même que ça finisse par voir le jour, si possible avec une aide suffisamment conséquente pour être incitative mais ce n'est pas gagné. Une belle usine à gaz Made in France comme on les aime, et une affaire à suivre donc.

Retrouvez tous nos articles d'aide à la consommation ici

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M
Le label Qualirépar constitue un véritable fardeau pour les professionnels.<br /> <br /> Sur le plan des compétences, il n'apporte que peu de garanties réelles, dans la mesure où son obtention repose essentiellement sur des démarches administratives, une quantité importante de formalités et de questionnaires a l'utilité discutable.<br /> <br /> Au-delà de cette lourdeur administrative, le dispositif engendre des difficultés financières notables. Il impose aux réparateurs d’avancer des sommes conséquentes, ce qui fragilise leur trésorerie, voir les oblige à manger des pâtes au sel.<br /> <br /> Les procédures sont particulièrement chronophages. En plus, les professionnels sont contraints de fermer leur établissement une demi-journée tous les 18 mois, entraînant ainsi une perte de chiffre d'affaires supplémentaire. <br /> <br /> Par ailleurs, la gestion des signatures clients représente un coût supplémentaire.<br /> Faute de solution de signature électronique abordable, l’alternative physique implique des allers-retours peu écologiques et peu pratiques.<br /> Pour ma part, je me suis ruiné sur une usine à gaz à 50€ par moi. <br /> <br /> Le remplissage des dossiers exige une extrême rigueur : il faut notamment relever les numéros de série, souvent inscrits en caractères minuscules et peu lisibles (gris sur gris, sur surface brillante), puis photographier la plaque signalétique, compresser l’image afin de respecter les contraintes du système informatique, sous peine de rejet.<br /> <br /> Malgré tous ces efforts, il n’est pas rare que le professionnel ne soit pas remboursé, alors même qu’il a déjà accordé la réduction au client, ce qui revient, de fait, à travailler gratuitement.<br /> <br /> De surcroît, les clients eux-mêmes se retrouvent souvent exclus du dispositif au moment de la validation finale, tant les critères d’éligibilité sont restrictifs. <br /> Et il faut tout expliquer eux clients pourquoi ils n'ont pas le droit à la réduction. <br /> <br /> L’annonce d’une réduction de 50 € relève bien souvent d’une publicité trompeuse.<br /> <br /> De plus, il faut faire plusieurs factures par client pour séparer les prestations, ce qui est inadapté au fonctionnement du logiciel et de l'entreprise.<br /> <br /> <br /> Le calcul doit être différent en fonction de, si c'est éligible ou pas, donc ce n'est pas réellement 50€ de réduction. On ne peut pas donner un tarif standard, car il faut ajouter le temps perdu en procédure. <br /> <br /> On est dans des métiers ou l'on fait tout pour optimiser et là, c'est du grand n'importe quoi. On nous rajoute 50€ de travail pour peut-être être remboursé de 50€.<br /> <br /> <br /> <br /> Enfin, au-delà des contraintes qu’il fait peser sur les professionnels, le système engendre également un coût important de fonctionnement, sans réelle amélioration structurelle du secteur de la réparation.<br /> <br /> D’autres leviers seraient pourtant bien plus utiles, comme le soutien à l’approvisionnement rapide en pièces détachées et composants électroniques. <br /> <br /> On est dans un système ou tout est à faire. La priorité, c'est de construire un système pour des réparations efficaces et optimisés qui ne font perdre de temps. <br /> <br /> En résumé, le dispositif Qualirépar, que les professionnels sont presque contraints d’adopter pour préserver leur crédibilité commerciale, constitue davantage une charge qu’un soutien, et fragilise économiquement de nombreux ateliers de réparation.
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H
Bonjour<br /> <br /> 6 mois pour me faire labélisé. je viens d'avoir mon sésame. je suis dans la réparation informatique et téléphonie mobile<br /> tout content, je fais une simulation de réparation et la, c'est le drame. il faut fournir un tas de choses totalement folle. <br /> Date de la facture<br /> Photo de l'appareil <br /> photo du serial ou IMEI <br /> nom du fournisseur<br /> référence de la pièce a remplacer par le fournisseur (vu que l'on travaille avec plein de fournisseru, c'est la fête)<br /> <br /> j'ai pas été plus loin, je suis suis qu'a l'étape 2 du formulaire (il en contient 5). j'imagine que la suite c'est pas mieux.<br /> <br /> C'est totalement contreproductif<br /> <br /> personnelement je lache l'affaire. j'ai dépensé 500 euros pour me faire laballiser mais tant pis. ca vaut pas le coup.
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D
Bonjour,<br /> Nous sommes une très petite autoentreprise qui est intéressé par ce type de démarche allant contre le gaspi.<br /> Nous avons également rempli un dossier d'éligibilité qui à été accepté.<br /> Un devis nous à aussitôt été envoyé par l'agence de certification avec un reste à charge de 536€<br /> L'idée était bonne jusqu’à ce qu'on veuillent nous faire payer pour un service que nous allons rendre, car les démarches administrative, et la perte de fond de roulement est à la charge du réparateur, c'est à dire nous, car c'est nous qui devions avancer les fonds de la réduction, puis à nous de nous faire rembourser sans avoir la certitude de les récupérer très rapidement.<br /> être certifié, c'est démontrer par le biais d'un audit par une agence de certification que l'on est compétant, sérieux, fiable techniquement et financièrement, que nous respectons des règles d’hygiène et de sécurité stricte, que nous suivons un processus de recyclage et de valorisation des déchets, Blablabla Etc, Etc.... j'en passe et des meilleurs, et pour faire tout ça, il faudrait qu'en plus on passe à la caisse !<br /> <br /> Dommage, mais du coups je passe mon tour !!!
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R
Bonjour,<br /> <br /> Etant en micro entreprise depuis plus de 10 ans dans la réparation de matériel informatique, c'est tout naturellement que je me suis dirigé vers ce label.<br /> Je passe la lourdeur des formalités administratives, nous sommes en France, je me suis dit c'est dans l'ADN de notre société. J'attends donc la confirmation pour le passage de l'audit et oh surprise !! je reçois un devis à hauteur de 750 € HT pour que celui-ci soit effectif.<br /> Comment peut on à ce jour demander une telle somme à de petites structures comme les nôtres si ce n'est pour "gaver" des sociétés plus grosses, sans pour autan avoir la certitude d'un retour sur investissement.<br /> C'est dommage car la démarche était dans mon "ADN" mais la vénalité de la chose bloquera toutes les structures comme la mienne.<br /> Je rajouterais enfin que nonobstant le fait que j'ai décliné poliment au premier mail ma volonté de poursuivre, je suis constamment relancé par mail voir par téléphone (01.76.36.06.30) pour que j'adhère à ce label, ce qui à mes yeux commence à ressembler de plus en plus à une arnaque bien organisée.
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C
Bonjour,<br /> <br /> Nous représentons une communauté indépendante qui apportons notre aide bénévolement depuis 2006 aux consommateurs et utilisateurs d'ordinateurs portables de la marque "ASUS".<br /> <br /> Devant la demande croissante des demandes de réparation "matérielle", nous avons créé en 2018 "l'Atelier ASUS", un collectif de réparateurs spécialisés en électronique. <br /> <br /> Notre travail au quotidien consiste a redonner vie aux cartes mères, ce que 90% des "réparateurs" locaux ne font pas. <br /> "Votre carte mère à un problème ? Changez la !". <br /> <br /> Nous prenons le contrepied de l'obsolescence programmée, et avons redonné vie à plus de 500 machines l'année dernière.<br /> <br /> Certes, le temps passé à réparer les cartes mères n'est pas négligeable, mais nous nous attachons a cette devise : réparer plutôt que de que de jeter ou racheter. <br /> <br /> En résumé, notre action est en parfaite adéquation avec la tendance actuelle : recycler/réparer plutôt que de consommer.<br /> <br /> C'est naturellement que nous nous sommes tournés vers ce nouveau label Quali Repar.<br /> Nous avons effectué une première demande en ligne, saisi et communiqué les informations nécessaires. <br /> Certes bien qu'un peu lourde, nous avons passé cette première étape dans l'attente d'un audit.<br /> <br /> A la fin du processus, nous apprenons que ce service est payant.<br /> De plus, le coté administratif nous a littéralement plombé.<br /> <br /> Je rejoins tout a fait le titre de l'article : une belle usine à gaz a la Française : il ne faut plus travailler mais fonctionner ...<br /> Pendant ce temps qui répare les machines ? <br /> Le recrutement d'un agent administratif n'est pas encore au gout du jour, cela viendra peut être.<br /> <br /> Voila pour notre petite pierre... restant à votre disposition pour échanger sur le sujet, et surtout en attente d'une mesure beaucoup plus souple et allégée, si cela existe en France ?
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F
Bonjour, je souhaiterai faire un complément. <br /> Initialement je souhaitais intégrer un système pour valoriser la réparation sans systématiquement devoir remplacer à neuf. J'ai pensé QualiRépar mais il existe une autre solution, Répar'acteurs. C'est beaucoup moins onéreux et moins contraignant. Je vous mets le lien https://www.cmar-paca.fr/article/les-reparacteurs <br /> <br /> Bonne journée !
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T
Merci de votre contribution, en effet nous avions déjà évoqué ce réseau dans un précédent article : https://www.tests-et-bons-plans.fr/solidarite-zoom-sur-les-reseaux-d-entraide-de-l-economie-circulaire.html
M
Bonjour<br /> Notre entreprise est afin labélisé mais après avoir fait qu'elle essai de remboursement la galère touts ce qui est demandé plus photo plaque signalétique plus deux site pour les APP.<br /> Une usine à gaz <br /> Est je ne vous parle pas de l'audit est le prix<br /> Je comprend confères ne veule pas ce faire labélisé.<br /> Pour ma par alors que le plus dur est fait peut être que je ne vais pas utilise ce label trots long a utilisé.<br /> Girault René
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T
Bonjour René et merci pour ton témoignage.<br /> <br /> On sait au moins que le critère orthographe n'est pas important pour avoir le label ! <br /> ;=)
C
Merci d'avoir écrit cet article après avoir fait une recherche sur Google avec les mots clés : label-qualirepar arnaque ?<br /> C'est bien la réalité des faits annoncés par tous ceux qui m'ont précédé dans leur commentaire. Merci à eux.<br /> La discussion ce matin avec une personne de Quali Repar m'a conforté dans mes doutes. Dommage l'idée était bonne mais la mise en place semble être une usine à gaz avec des retombées difficiles à quantifier pour notre profession. Bref à fuir en attendant d'autres dispositifs.
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F
Bonsoir,<br /> <br /> Merci Marc pour ton commentaire, très intéressant, je me sens moins seul.<br /> <br /> Je suis gérant d'une entreprise artisanale dans le dépannage informatique à domicile, soumise à la TVA. J'interviens sur site. Mon activité principale est l'aide à l'outil informatique auprès de particuliers et parfois je remplace des pièces comme un écran ou un SSD.<br /> <br /> J'ai commencé mes démarches de labellisation début décembre 2022. J'ai mis près de 3 semaines à obtenir l'attestation de régularité fiscale auprès de mon centre des impôts. Je viens de recevoir la proposition commerciale de Afnor. Le tableau des prix est très mal fait ! <br /> Sur les 1800€ du coût de la labélisation, les éco organismes nous en prennent en charge une grande partie, par contre ils ne sont pas soumis à la TVA et donc c'est nous réparateurs qui devront la payer. Ce label a une durée de 3ans, je suppose qu'il faudra repayer au-delà de ce délai ?<br /> Par an, ça va me couter 149€ HT. (mon entreprise est soumise à la TVA, que dire pour les autoentrepreneurs ? ils vont devoir la payer... 300€ en plus !)<br /> Une fois la facture pour les 3ans + la TVA payée (745€ TTC en tout), on m'envoie à l'audit. Je ne sais pas du tout comment ça se passe ? Est-ce que l'on va me demander de réparer un appareil pour voir comment je travaille, est-ce qu'on va me demander des feuilles de procédures. Par ailleurs comme Marc, mon atelier est chez moi, mais mon siège social pour les papiers est à une autre adresse, j'espère que ça ne sera pas compter comme 2 sites.<br /> Bref, plein de questions.<br /> Et au final, malgré le prix, il n'est même pas certain que j'obtienne un avis positif sur l'audit. Dans ce cas, il faudra en repasser un autre, avec des frais supplémentaires, 3 mois plus tard...<br /> <br /> Par ailleurs, il faut savoir qu'en 2023, les réparations dans mon thème ne portent que sur les ordinateurs portables. En 2024, ça sera aussi les ordinateurs fixes et les AIO. Si vous lisez bien, les 45€ sont accordés lorsque votre devis de réparation s'élève au moins à 180€. C'est une barre haute il me semble. Quand je mets un SSD ou quand je remplace un écran, on est fréquemment à 100-150€. J'ai regardé sur mon exercice 2022, seulement 7 personnes auraient pu prétendre au remboursement des 45€ ! Faudra-t-il gonfler les factures ? J'aime pas ça !<br /> <br /> Autre point que j'ai lu, quand un client y aura droit, je devrais faire l'avance sur cette somme et ensuite remplir un dossier après d'Ecosystem pour obtenir le remboursement, obtenable 3 mois plus tard !<br /> <br /> Voilà donc je suis en pleine réflexion à savoir si je dois continuer cette démarche ou tout laisser tomber car beaucoup de contraintes pour un petit artisan !
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T
C'est d'une simplicité déconcertante (ironique).
B
Bonjour,<br /> j'ai rédigé un courrier de protestation à propos du coût, à ma Chambre des Métiers, et à la Présidence de la République.
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