des astuces et conseils pour vous aider à mieux consommer au quotidien !
Prendre soin de soi, mieux manger, bouger davantage, etc… De nombreuses injonctions font désormais partie de notre quotidien. Mais derrière ces gestes individuels, il existe un enjeu bien plus large qui ne dépend pas de chaque personne mais d'un ensemble de critères bien plus large : notre environnement, nos conditions de vie, notre santé, etc...
Autant d'aspects qui ne sont pas uniquement des choix personnels, mais surtout de la responsabilité de nos dirigeants. La Journée Mondiale du mieux-être est l'occasion d'évoquer ces sujets au combien sensibles qui impactent nos vies et notre quotidien, car ils sont d'une importance primordiale pour notre futur.
Déroulé de l'article :
Le 15 avril, c'est la Journée Mondiale du mieux-être, traduit de l'anglais « Wellness Day » et qui nous évoque tout ce qui touche au bien-être. Il n'en est pourtant rien, le mieux-être comme le nomme l'ONU ce n'est pas s'offrir un massage ou acheter des bougies parfumées. C'est voir le sujet au niveau mondial et pour ce qui nous concerne, le rôle des pays occidentaux, les pays "riches".
Bien entendu et comme c'est une journée "mondiale," il faut avant de commencer un focus sur nos petits problèmes de bourgeois faire le distinguo. Car nous sommes de petits chanceux d'être nés dans un pays occidental plutôt que dans d'autres régions du monde bien moins loties, ne l'oublions jamais !
C'est d'ailleurs aussi justement tout l'intérêt de voir ce qu'il se passe chez nous et comment nous traitons les problématiques, car nos actions ont un impact à l'échelle de la planète et les décisions impactent tout le monde. Il n'est donc pas question de bien-être personnel, mais de mieux-être collectif en utilisant les bons outils, à commencer par les Objectifs de Développement Durable.
La Journée mondiale du mieux-être, soutenue par Organisation des Nations unies, vise à promouvoir une vision globale de la santé. Il ne s’agit plus seulement de ne pas être malade, mais de vivre dans un état d’équilibre physique, mental et social satisfaisant. De comment nous agissons collectivement pour atteindre ces objectifs, ou ne le faisons pas.
Une approche qui repose sur des éléments concrets :
Sur le papier, ces principes sont simples. Dans la réalité, ils sont inégalement accessibles. À l’échelle mondiale, le constat est clair : le bien-être devient un indicateur clé de développement. La montée des troubles liés au stress, à l’isolement ou aux modes de vie sédentaires en est un signal fort. La pandémie de Covid-19 a d’ailleurs amplifié ces fragilités, en particulier sur la santé mentale.
Ces enjeux sont intégrés dans les Objectifs de Développement Durable (ODD), notamment à travers le troisième objectif, consacré à la santé et au bien-être. Mais cet objectif global ne peut être atteint sans agir sur plusieurs autres facteurs comme les inégalités sociales, l'environnement, l'éducation ou les conditions de travail.
Autrement dit, le bien-être n’est pas un simple sujet “lifestyle”. C’est un enjeu de société qui devrait toutes et tous nous réunir ou tout au moins, nous intéresser. La Journée mondiale du mieux-être nous rappelle finalement une chose essentielle : bien vivre ne devrait pas être un privilège, mais une base commune.
En France, la question du bien-être est souvent abordée sous l’angle individuel : mieux consommer, mieux travailler, mieux vivre. Pourtant, les signaux d’alerte se multiplient : sédentarité, malbouffe, précarité énergétique, explosion des inégalités, fatigue chronique, troubles anxieux, etc…
Malgré un système de santé performant, le niveau de bien-être ressenti est en chute libre. Une partie du problème tient à notre mode de vie et est du domaine de la responsabilité individuelle, mais qui est influencé directement par les politiques publiques en matière de consommation, d'environnement et de santé.
L’accès au bien-être dépend de plusieurs facteurs :
Sur tous ces sujets, les inégalités sont fortes et sans action structurée, elles tendent à se creuser. Pour ce qui est de la France il faut noter des progrès dans certains domaines, notamment celui de la santé mentale puisque le dispositif « Mon soutien psy » permet de bénéficier d'un accompagnement 100% pris en charge.
Dans d'autres par contre, nous faisons le contraire de ce que nous impose notre idéal de « liberté, égalité, fraternité » (ça vous dit peut-être quelque chose). L'accès à une alimentation saine par exemple, c'est un de mes combats personnels en tant qu'ancien chef de cuisine, mais pas juste une vue de l'esprit.
Je vous conseille d'ailleurs un excellent article de The Conversation qui évoque les aliments ultra-transformés et n'est pas un simple avis, mais un constat scientifique réalisé par un consortium de chercheurs au niveau international.
Hors leurs recommandations sont les mêmes que nous portons depuis des années, mais aussi tout ce que refuse catégoriquement de mettre en place le gouvernement français : interdire la publicité visant nos enfants, réformer les aides pour privilégier des chaines d'approvisionnement durables, limiter le pouvoir décisionnel des multinationales de l'agro-business, etc...
Ce qui rejoint d'ailleurs le volet environnemental aussi, raisonnant par exemple avec le procès ouvert contre la multinationale Nestlé (encore elle) pour sa gestion des décharges sauvages dans les Vosges (article de l'UFC Que Choisir) que nous évoquions en début d'année 2025, alors qu'aucun grand média ne le faisait. Nous vous laissons découvrir cette affaire de pollution massive, qui dure depuis les années 1960 !
Il y a quelques jours, la cellule investigation de Radio France révélait que le gouvernement français repousse sans cesse l'entrée en vigueur de la redevance sur les polluants éternels votée par les députés en février 2025, soit il y a 14 mois (et elle ne devrait pas être mise en place avant septembre 2026 au mieux). Hors des exemples comme ça malheureusement, il y en a par dizaines.
le progrès peut se concevoir de plusieurs manières, à vous de choisir notre futur © pixabay - Rilsonav
À long terme, ne pas investir dans le mieux-être revient à traiter les symptômes plutôt que les causes d'une maladie. À l’inverse, des politiques de prévention ambitieuses, une meilleure prise en compte des environnements de vie pour les rendre plus sains peuvent transformer durablement la société.
C’est précisément l’esprit initial des Objectifs de Développement Durable : faire du mieux-être un pilier du développement, et non une responsabilité individuelle isolée. Nous l'avons encore analysé au mois de mars à l'occasion de la Journée Mondiale de l'eau, notre inaction coûte bien plus cher que de faire ce qui est juste et dans l'intérêt commun.
L’inaction politique a des conséquences concrètes :
Nous n'avons rien contre les entreprises, mais force est de constater qu'elles cherchent à dominer le monde pour répondre à des intérêts privés, infiltrant toutes les sphères décisionnelles et politiques. Il faut vraiment choisir d'être dans le déni pour ne pas le comprendre, mais il n'est pas trop tard pour retirer ses œillères et modifier sa manière de consommer.
Les bénéfices c'est pour eux (enfin leurs actionnaires), mais par contre les dépenses pour réparer les dégâts (environnement, santé, etc...) c'est toujours pour nous. Si ça vous convient alors tant mieux : continuez à acheter des produits et services en fonction des publicités, continuez à voter pour des politiques à la solde d'intérêts privés, et nous verrons bien ce que le futur nous réserve !