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Mode : les ravages de la fast-fashion, des alternatives durables

Les chiffres de l'ADEME sur l'impact de notre consommation de vêtements sont effrayants, alors même que la plupart des secteurs essayent de réduire leur impact environnemental, la fast-fashion pousse au contraire l'industrie de la mode dans le sens inverse.

Nous allons donc tenter de décrypter ce phénomène et de comprendre quel est l'impact de nos achats de vêtements, mais aussi bien entendu vous présenter des alternatives pour se faire plaisir sans pour autant participer à ce cercle vicieux.

Déroulé de l'article :

 

Connaissez vous l'impact des vêtements que vous achetez ?

C'est désormais bien documenté, la mode est un des secteurs qui a le plus gros impact sur l'environnement. Elle est responsable de 8% du total des émissions de gaz à effets de serre, ce chiffre émane comme tous ceux que nous allons citer de l'ADEME et sont à retrouver dans un article de économiecirculaire.org.

Alors 8%, ça représente 4 milliards de tonnes de CO² par an. Imaginez que vous empiliez 4.000.000.000.000 de briques de lait (ça risque de prendre un peu de temps), c'est ce que représente le carbone émis chaque année par l'industrie de la mode.

Mais saviez vous que la mode est également responsable de 20% de la pollution des eaux au niveau mondial, bien avant les autres industries ? En effet, pour créer des vêtements il faut beaucoup d'eau. Mais aussi beaucoup de produits chimiques dangereux pour l'environnement afin de traiter, teindre, imperméabiliser voir même vieillir artificiellement ces millions de vêtements.

Alors certes, comme la mode est principalement fabriquée à l'autre bout du monde ce n'est peut-être pas un argument qui choque, même si il devrait pourtant alerter car l'eau est tout de même notre bien le plus précieux (c'est toujours important de le rappeler).

Il y a un autre chiffre auquel vous serez peut-être plus sensible : 70% des fibres textiles sont issues du pétrole. C'est à dire que plus de 70% des vêtements vendus sont soit entièrement, soit partiellement fabriqués avec du pétrole.

Une autre source de pollutions importante et avons nous vraiment envie de se couvrir de plastique en s'habillant le matin ? Ce n'est pas certain et pourtant ce que nous faisons toutes et tous chaque jour que dieu fait.

Beaucoup de marques, comme dans la plupart des domaines jouent sur le recyclage pour déculpabiliser les consommateurs. Mais ce n'est que du marketing mensonger, dans le but de continuer à vendre toujours plus de vêtements.

L'ADEME indique que 60% des vêtements sont jetés aux ordures, donc finissent enfouis ou incinérés alors que seulement 1% des vêtements est réellement recyclé. Le reste, soit 39% sont collectés puis envoyés dans leur très grande majorité dans des pays émergeants en Asie ou en Afrique.

Officiellement pour habiller les populations moins bien loties que nous, chanceux occidentaux que nous sommes, mais terminent la plupart du temps dans d'immenses décharges à ciel ouvert. Comme nous avons établi que les vêtements étaient composés à 70% de plastiques, ils terminent leur vie comme ils l'avaient commencé, en polluant !

Les ravages de la fast-fashion, des alternatives plus durables :

Néanmoins, la mode n'est pas un secteur uniforme, le problème est qu'alors que la plupart des industries travaillent à réduire leur impact, dans le même temps s'est développé ce que l'on appelle la « fast fashion ». D'abord symbolisée par des magasins de type H&M ou Zara, elle s'est développée ces dernières années avec l'arrivée de la Chine sur le marché de la vente en ligne.

Après « Wish » qui a ouvert le voie et a été interdit un temps, ce sont « Shein » et « Temu » qui ont pris le relais et même largement développé le marché du low-cost importé d'Asie. Ces acteurs ont d'après les derniers chiffres tout simplement réussi à doubler leurs ventes en l'espace d'un an, ils représentent 22% de tous les colis transportés par La Poste.

Autant de sites de vente en ligne que nous n'avons jamais mis en avant sur notre site, malgré leur énorme potentiel de gains pour nous. Bien entendu, à chaque fois que vous ouvrez Google Play ou un réseau (dit) social par contre, ils sont en première position.

Car voyez vous elle est justement là, la différence entre ceux qui cherchent les profits et ceux qui cherchent à informer, même si c'est bien plus confortable financièrement de ramasser tout ce qu'on peut sans se soucier de l'impact de ses recommandations.

Ça arrange (presque) tout le monde finalement, ceux qui gagnent leur vie grâce à la publicité, les majors du pétrole, les médias, etc... Comme ce sont les états (donc nous) qui de toute façon payent pour tenter de réparer un peu les dégâts en matière de santé et d'environnement, c'est tous bénéfices.

Mais nous ne sommes pas là pour donner des leçons et si tous les chiffres égrainés en première partie d'article ne vous font ni chaud ni froid, continuez sans vous soucier de l'impact de vos achats.

Chacun(e) est libre d'acheter ce qu'il veut bien entendu et fait comme il peut en fonction de son budget, nous en sommes bien conscients et avons des fins de mois difficiles aussi puisque nous refusons d'entrer dans ce cercle vicieux et de céder aux sirènes de l'argent facile.

Mais déjà, si l'on prenait la peine de juste regarder la composition des vêtements avant de les acheter pour éviter les fibres issues du pétrole et privilégier les matières naturelles (coton bio, lin, etc...), ce serait une avancée spectaculaire.

les influenceurs, ambassadeurs de la fast-fashion ©Pexels

les influenceurs, ambassadeurs de la fast-fashion ©Pexels

En vous promenant sur notre site, vous trouverez par contre pleins d'alternatives pour trouver des vêtements et accessoires de mode qui sont plus respectueux de l'homme et de la planète. Pour celles et ceux qui ont les moyens, il existe pleins de marques de mode Made in France qui fabriquent des vêtements de qualité.

Des vêtements qui ne sont pas donnés certes, mais auront une bien meilleure longévité que ceux de la fast fashion. Pour celles et ceux qui aiment renouveler leur garde-robe régulièrement, vous avez bien entendu les sites de petites annonces, avec notamment Vinted dans ce domaine.

Mais là aussi, envoyer des colis à des centaines de kilomètres avec un tee-shirt que vous avez vendu 3€, ce n'est peut-être pas le modèle le plus vertueux. Il n'en reste pas moins que la mode de seconde main est une solution intéressante, mais plus en friperies dans ce cas.

Il y en a un peu partout et si vous n'en avez pas une à proximité de chez vous, vous trouverez dans la boutique du Label Emmaüs des dizaines de milliers de vêtements d'occasion pas plus onéreux que sur les applications déjà citées.

Vous pouvez bénéficier du Bonus Réparation Textile aussi que nous avions présenté lors de son lancement fin 2023, il permet de bénéficier de réductions sur le prix des réparations de vêtements (changement de fermeture, reprise d'accroc, etc...) mais aussi des chaussures (ressemelage, restauration du cuir, etc...).

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