consommation

Nous en avons marre des mauvaises pratiques de certaines entreprises qui sont prêtes à tout pour faire du fric sur le dos des consommateurs : publicités trompeuses, abonnements à reconduction tacite, influenceurs sur les réseaux sociaux vantant des produits contre rémunération, etc...

 

De nos jours il n'y a plus de limites à la décence, tout est bon pour tromper les consommateurs et nous faire cracher au bassinet pour reprendre une expression populaire, mais rien n'est mis en place pour nous protéger.

 

L'EXEMPLE DE LA PUBLICITÉ COMME J'AIME :

Dans un de nos articles datant de février 2019 nous épinglions le programme minceur "Comme j'aime" sans le nommer pour sa publicité évoquant « 1 semaine gratuite » qui était pour nous juste une réduction de 25% déguisée (voir ici).

 

Il se trouve que la justice nous a donné raison en octobre 2019 et a condamné la société "Comme j'aime" pour pratique commerciale trompeuse avec ses publicités vantant une semaine gratuite à leur régime alimentaire.

 

Pire dans l'article de Le Parisien qui révèle ce jugement du tribunal de grande instance de Paris la défense du fondateur de « Comme j'aime », Bernard Canetti reconnaît à demi-mots son mensonge fait face caméra dans la publicité incriminée.

 

En effet il apparaissait lui même dans une des publicités pour confirmer que la semaine était bien gratuite en affirmant : « on nous demande souvent si c'est vraiment une semaine gratuite et je vous réponds oui ».

 

Mais dans l'article du Parisien ces mots lui sont accordés, je cite : « Ce n'est rien du tout ça, souffle-t-il. Personne ne nous empêche de faire une semaine gratuite. On nous demande juste de ne pas le décrire ainsi. Si on dit par exemple - et c'est un exemple car nous n'avons pas eu le temps d'y réfléchir encore - quatre semaines pour le prix de trois, il n'y a plus de souci. Ça ne change rien pour le client au final ni pour nous. »

 

Pour lui une semaine gratuite ou 3 pour le prix de 4 c'est pareil, ce qui confirme notre position de février 2019 qui était de dénoncer cette communication en la qualifiant de "réduction de 25%", et que le système mis en place ne semblait pas faciliter les retours des 3 semaines payées en cas d'insatisfaction afin de bénéficier de la semaine gratuite sans engagement.

 

Les derniers mots « Ça ne change rien pour le client au final ni pour nous. » indique donc que si les retours étaient possibles pour réellement bénéficier de la semaine gratuite, l'entreprise comptait bien à ce que les clients ne puissent pas facilement réaliser cette opération et la qualifiaient certainement en interne de simple réduction.

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crédit image : Le Parisien - DR

Bref nous tenons à remercier la CLCV (association de consommateurs) d'avoir pris les choses en main, d'avoir assigné Comme j'aime en justice et de les avoir fait condamnés pour leur communication trompeuse envers les consommateurs.

 

Ce sont des choses que nous aimerions pouvoir entreprendre mais malheureusement nous ne sommes qu'un petit blog d'information et pas une association de défense des consommateurs, nous n'avons pas les moyens d'intenter de telles actions.

 

Néanmoins il reste des questions qui se posent puisque ces publicités ont été largement relayées dans de nombreux médias audiovisuels pendant plus ou moins 1 an, trompant certainement des centaines, des milliers voir des dizaines de milliers de consommateurs.

 

Qu'en est il pour eux ? Combien sont ils ? Que peuvent ils faire ? Ces réponses resteront sans doute sans réponses malheureusement, le mal est fait et Comme j'aime a été condamné à verser la somme de 10.000 € au titre de « l'atteinte portée à l'intérêt collectif des consommateurs ».

 

Ce qui ne devrait pas les empêcher de recommencer d'essayer de tromper les consommateurs par d'autres techniques de communication agressive puisque cette somme ne doit pas représenter grand chose sur leur budget de communication.

 

Depuis leurs publicités télévisées ont changées et évoquent désormais « testez une semaine » et « jusqu'à 50% de réduction » mais elles sont toujours similaires et autant présentes dans les différents médias, notamment à la télévision.

 

Pire leur offre sur Groupon dont nous avons mis le visuel ci-dessous évoque toujours la gratuité alors qu'il n'en est rien, le sous-titre évoque : « Testez la première semaine à 0€ sur le site "Comme j'aime" ». Le terme "gratuite" a été remplacé par "à 0€" et c'est reparti pour un tour comme si de rien était !

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offre "Comme j'aime" sur le site Groupon.fr le 19/02/2020 - tous droits réservés

Nous nous interrogeons sur le coût de toutes ces campagnes publicitaires, et combien cela coûte à leurs clients. En effet un spot publicitaire ce n'est pas donné, enfin ça dépend de la chaîne et de l'horaire puisque cela peut aller de quelques dizaines d'euros à plusieurs dizaines de milliers d'euros (exemple ici).

 

Aux vues du nombre de publicités que l'on voit à toutes heures pour Comme j'aime nous imaginons que ça représente un gros budget, d'autant qu'il faut également payer la création de ces publicités et le droit à l'image aux « stars » qui y participent comme récemment Benjamin Castaldi ou en ce moment Caroline Diament.

 

Bref cet argent dépensé en publicités ne pousse pas sur un arbre, c'est de facto les clients de Comme j'aime qui abondent ce budget intégré au prix de leurs abonnements, fonds qui ne sont pas alloués à proposer des menus de qualité donc mais pour faire de la publicité.

 

 

AUTRES EXEMPLES ET CONSEILS :

Bref vous l'aurez compris nous ne sommes pas fans de ces tromperies envers les consommateurs, puisque nous en sommes aussi et essayons autant que possible de dénoncer les mauvaises pratiques dans nos articles.

 

Mais la vraie question est de savoir pourquoi il aura fallu attendre près de 1 an avant que les publicités trompeuses soient enfin retirées, et pourquoi il aura fallu qu'une association de consommateurs monte au créneau en assignant l'entreprise en justice pour faire valoir nos droits ?

 

Mais aussi pourquoi Comme j'aime continue tranquillement à utiliser ces mêmes pratiques juste en modifiant le terme incriminé sans qu'aucun contrôle ne soit effectué, que font les autorités et n'y a t'il vraiment aucun garde-fou pour encadrer un minimum ces pratiques avant que les consommateurs aient été trompés ?

 

Encore un exemple de notre société de consommation sans foi ni lois dans laquelle tout est histoire de pognon et de bénéfices, l'humain lui passe non pas au second plan mais est littéralement relayé comme vache à lait ou variable d'ajustement.

 

Et c'est vraiment triste puisque des exemples comme celui-ci on en trouve dans quasiment tous les domaines, nous évoquons régulièrement d'autres mauvaises pratiques, par exemple dans le domaine de l'écologie en seconde partie de notre article sur l'économie circulaire ou dans notre coup de gueule contre les abonnements à reconduction tacite.

 

Mais aussi pour ce qui concerne le recyclage des déchets électroniques dans notre article dédié qui démontre comment la plupart des grandes entreprises essaient de se faire passer pour des acteurs majeurs en faveur de l'environnement alors qu'ils ne font bien souvent que le strict minimum en respectant la loi et leurs obligations.

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crédit image : https://publicdomainvectors.org/ - licence : https://creativecommons.org/publicdomain/zero/1.0/

L'écologie aussi malgré une urgence climatique qui n'est plus à prouver est relayée au second plan malgré les belles paroles de nos politiques, ce sont bien les intérêts de la finance et des grandes entreprises qui priment à grands coups de lobbying.

 

Dans cet environnement de communication à outrance et de tromperies manifestes venant de toute part nous ne pouvons que conseiller aux consommateurs de se prendre en main, ne soyez pas naïfs et ne croyez pas tout ce que l'on vous raconte.

 

Les belles histoires et les grandes opérations promotionnelles sont souvent juste de la poudre aux yeux, presque toujours accompagnées de petites astérisques (*) ou autres mentions écrites (1) en tout petit qui modèrent l'offre commerciale à première vue intéressante.

 

Il faut toujours prendre le temps de lire les conditions d'une offre avant de décider d'en profiter ou non, ça ne prend pas longtemps et vous évitera de vous faire avoir pas les mauvaises pratiques souvent rendues possibles par des lois trop laxistes et habilement exploitées par les entreprises qui ne sont là que pour faire des bénéfices.

 

Nous avons pris depuis plusieurs années cette habitude de lire les conditions en tout petit de ces offres publicitaires et la plupart du temps nous décidons de ne pas en profiter et de ne pas vous les relayer sur notre blog, car la plupart du temps elles sont de même type que la publicité Comme j'aime... Volontairement trompeuses !

 

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Tag(s) : #Consommation, #Actualités, #News

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